Monsieur,

Ne vous faites pas de souci pour moi, je n’ai pas l’habitude de me défiler, mon courage n’est pas en cause et ma fierté est intacte.

Mon absence au tribunal que vous interprétez dans ce sens, ce qui frôle la diffamation, a des raisons beaucoup plus simples : je travaille, moi, Monsieur, et je n’ai pas d’autre moyen de gagner ma vie, moi, Monsieur.

Mais il est vrai que vous ne pouvez effectivement pas comprendre puisque le monde du travaille vous a viré, que vos moyens d’existence ne semblent pas brillant à moyen terme et, qu’ayant découvert le filon politique, vous entendez bien trouver votre subsistance dans la veine rilliarde.

Remarquez que ça je peux le comprendre car vous ne faites que suivre l’exemple du président de la République à votre petite, très petite, échelle.

Je comprends ainsi que votre disponibilité vous permette, et vous engage même, à vous rendre en famille au tribunal.

Ce que je comprends moins c’est que vous ne l’ayez pas mis à profit pour vous inscrire plus tôt et ainsi respecter les lois de la République.

Quand on a la prétention de devenir le premier magistrat d’une ville, on ne passe pas au feu orange, Monsieur. On s’arrête !

Vous vous devez de respecter la loi plus que tout autre. Si non comment voulez-vous qu’on explique que le tapage nocturne commence à 22h et non à 22h30, par exemple.

Je dois vous faire une confidence : je n’étais pas pleinement d’accord pour vous assigner au tribunal mais pas pour les raisons que vous évoquez. Là aussi c’est plus simple : personnellement, vous n’existez pas politiquement sur notre ville sauf à ce qu’on vous donne des points d’appui.

Là on vous en a donné un. Dommage ! Mais j’assume courageusement et avec fierté. En attendant, le tribunal dit le droit. Pas vous !

A titre d'information, l'extrait du jugement est consultable sur le Blog du Progrès en cliquant ici