Le déficit de la Sécurité Sociale : une conséquence de la faillite de la gestion de la Droite depuis 2002

Ces dernières semaines, ont été publiés les chiffres annuels des comptes de la Sécurité Sociale. La Droite a saisi l’occasion pour dénoncer la soi-disant faillite de ce système de solidarité et pour culpabiliser inconsidérément les malades et les assurés sociaux. Cette mise en scène permet de préparer l’opinion à d’amères potions telles que de nouveaux déremboursements, la mise en place des franchises ou la T.V.A. anti-sociale. En fait, cette situation accablante découle des politiques injustes et inefficaces conduites par les Gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon depuis 5 ans. Ainsi, il faut rappeler que le Gouvernement de la Gauche Plurielle avait rétabli la situation des comptes sociaux. A l’inverse, les réformes Douste-Blazy et Fillon, présentées comme miraculeuses par leurs auteurs se révèlent bien inefficaces.

Le véritable visage de cette Droite décomplexée se révèle au grand jour : instaurer une prévoyance privée et inégalitaire aux mains des assureurs, prend corps.

Une autre méthode est pourtant possible pour des droits sociaux renforcés Le Budget de la Sécurité Sociale approche les 400 milliards d’euros par an pour ses 4 branches (maladie-vieillesse-famille-accidents du travail). Il semble tout à fait possible – comme ce fut le cas entre 1999 et 2001 - de sortir du cercle vicieux des déficits et d’assurer un financement pérenne de ce système qui a prouvé son utilité. En effet, cet acquis social majeur de l’après-guerre permet un accès de tous les salariés à la prévoyance. Les Socialistes ont la lourde responsabilité de dénoncer le jeu trouble du Gouvernement et d’avancer des propositions réalistes et ambitieuses.

Loin des déremboursements et des inacceptables franchises il est nécessaire d’explorer d’autres voies pour faire face à l’évolution des recettes et des dépenses (de santé notamment) : - une politique volontariste de l’emploi (plus de cotisants offrant plus de cotisations) - une limitation des exonérations de cotisations offertes aux patrons (25 milliards en 2007 !) - un paiement par l’Etat des sommes dues à la Sécurité Sociale - un financement complémentaire par l’impôt de la Sécu, service public fondamental assurant un accès aux soins à tous les Français - la mise en place d’une contribution de solidarité assise sur l’ensemble des revenus (notamment ceux du Capital) et non sur les seuls salaires - la mise en œuvre d’une véritable politique de prévention - une responsabilisation du corps médical et notamment de la médecine libérale