Conseil Municipal de Rillieux-la-Pape du 29 septembre 2011
Monsieur le Maire, chers Collègues
En ma qualité de responsable du groupe majoritaire et d’Adjoint délégué à la culture et à la communication permettez-moi de répondre à l’interpellation de notre opposition municipale.
Le fonctionnement de notre Conseil municipal est régi par la loi et par notre règlement intérieur adopté le 10 juillet 2008.
Celui ci prévoit dans ses articles 31 et 33 les conditions dans lesquelles les groupes politiques du Conseil disposent d’un espace, appelé tribune libre, dans les pages du journal municipal. Il est ainsi précisé que chaque groupe doit adresser son texte 12 jours avant la parution. Celle-ci ayant lieu le 1er de chaque mois, la transmission des textes doit être antérieure au 19.
Monsieur Perrot a fréquemment dépassé ce délai et, régulièrement, le Directeur de cabinet l’a appelé et lui a accordé quelques jours supplémentaires, ce qui pourtant ne facilite pas le travail de nos fournisseurs.
Monsieur Perrot indique avoir transmis par mail la tribune de l’opposition le dimanche 21 août. Vous observerez que cette transmission est postérieure à la date limite et qu’en conséquence aucun reproche ne peut être adressé à la commune.
De plus ce mail n’est jamais parvenu à la commune.
J’ai demandé à Marc Cachard, Directeur de cabinet, et interlocuteur habituel de M. Perrot, de me fournir le journal des mails qu’il a reçu entre le 19 août et le 22 août. Il n’apparait aucun mail de M. Perrot. Les autres services municipaux n’en n’ont pas davantage reçus.
L’hypothèse la plus probable est que ce courriel ait été retourné à l’expéditeur avec la mention de non distribution, cela peut avoir échappé à l’expéditeur que nous ne pouvons qu’inviter à vérifier ce point.
Au delà des faits qui exonèrent de toute responsabilité les collaborateurs de la commune, permettez moi de faire deux commentaires :
Le premier est de vous interroger sur les mobiles qui pourraient exister pour la non publication d’une tribune ? Croyez-vous un quart de seconde que l’équipe majoritaire imagine qu’elle puisse tirer un avantage politique quelconque d’une non publication ?
Pourquoi chercherions-nous à réduire l’opposition alors qu’elle s’y emploie constamment elle-même ? Croyez vous que vos chamailleries conduisant à des divisions publiques, voir encore le journal Le progrès d’aujourd’hui, nous font plaisir ?
Non, elles nous font seulement une peur rétroactive : si vous aviez gagné les élections de 2008 comment auriez vous pu conduire la politique communale ! Les Rilliards l’ont échappé belle.
Ma deuxième remarque concerne M. Perrot. Pour son engagement politique, je lui rends hommage.
Mais je ne comprends pas les motifs réels de sa décision : la non publication de la tribune ne m’apparait que comme un prétexte futile. Je pense qu’il a assez de sens politique pour savoir que la présence au Conseil municipal, et je parle d’expérience, est très utile car elle permet une connaissance approfondie de tous les problèmes de la commune.
La seule raison que je comprenne est celle de la lassitude devant les divisions de l’opposition.
Il ne doit plus croire possible de l’animer et préfère jeter l’éponge. C’est dommage.
Jacky Darne